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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 15:02

Gui-au-Camp-de-base-de-l-Annapurna 0083Trek du camp de base de l’Annapurna : Jour 3


Sinuwa – Deurali (3200m)

8km/4h

800m + / 200m –

 

 

Le Machapuchare est toujours aussi gigantesque, c’est une montagne à laquelle on ne s’habitue pas ! Je pars donc tôt le matin pour essayer d’avoir un joli lever de soleil et c’est réussi ! Je prends monGui-au-Camp-de-base-de-l-Annapurna 0090 pti déj devant cette montagne tout en faisant quelques photos. Je vais maintenant progressivement rentrer dans un paysage de haute montagne.

Comme depuis le début du trek le temps est parfait la matinée et se couvre un peu dans l’après midi. Aujourd’hui la journée est assez facile car il n’y a plus de marches ! YES ! Vu que la journée ne s’annonce pas dure, je prends le temps de marcher, de me poser pour me préparer un thé que je partage avec  Soulam. Soulam est un porteur qui a la quarantaine avec sur le dos, autant de kilos qu’il a d’années ! Un mec vaillant qui fume et blague à outrance même si son accent ne me permettait pas de comprendre toutes les subtilités de son humour. En partant j’essaye de me mettre à son rythme, c’est pitoyable ! Même en fumant plus que moi, en étant plus vieux que moi, avec des sandales et avec pas moins de vingt cinq kilos de plus que moi je n’arrive pas a le suivre plus d’un quart d’heure !

A deurali, tous les lodges sont plein, tous ! Coup de chance je retrouve Soulam, qui comprenant que je suis à la rue, me trouve un lit dans la chambre des porteurs et en plus gratuit ! Terrible, on passera ensuite la fin de la journée et de la soirée à parler et boire du raksi avec ses collègues.

 

 


Trek d'Emile Mètreparjour : Jour 3

 

Alpage à 3200m – Sommet inconnu à 4300m renommé Yosemick pour l’occasion

1380m + / 375m -

8h54

 

IGP6017Ce matin, le temps semble déjà très incertain pour le reste de la journée. C’est avec une bonne demi-heure de retard sur le petit groupe de la veille, que nous quittons la bergerie. Pourtant, à peine 1 heure plus tard, nous apercevons déjà nos trekkeurs népalais. Le doute s’installe alors, ils ne semblent pas du tout suivre le chemin indiqué sur la carte. Que faire ?

La veille, nous avions bien tenté d’obtenir des informations de ce berger, mais la lecture de carte topographique ou bien même l’explication d’itinéraire par des termes clairs comme « sommet », « crête », « distance » lui sont des notions totalement inconnu.

Nous décidons donc de suivre le groupe un temps. Mais trop lent, nous les doublons très rapidement, trop rapidement… Cette fois, nous sommes sur un chemin qui, sur la carte ne mène pas au lac que nous voulons atteindre. Seuls, nous jouons de notre formidable intuition montagnarde pour suivre ce chemin qui apparait et disparait sans cesse. Pourtant, une heure plus tard, la sente a disparu, et nous sommes complètement perdus dans un épais brouillard. Nous marchons à la boussole, grimpons des pentes extrêmement raides hors sentier à l’aide des mains et nous arrivons… nulle part. Alors nous décidons de poser le camp là où nous sommes, c'est-à-dire sur un sommet quelque part à 4300 mètres d’altitude, le dernier endroit plat rencontré depuis des heures. Ce sommet sans nom sur la carte sera nommé Yosemick, une première mondiale à n’en pas douter. Nous n’y voyons pas à 10 mètres dans le brouillard épais qui  nous entoure. Pas un bruit, pas un brin de vent, l’ambiance est surréaliste. Bien évidemment, ici pas de rivière ni d’autre source d’eau. Il faudra se contenter du peu d’eau qu’il nous reste pour préparer le repas du midi, quand à ce soir ce sera viande séchée crue, fromage et chocolatIGP6034.

Par Mick - Publié dans : Aventures Croisées des frères Mikey
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